Le Concile œcuménique de Nicée (325) pour la protection de la foi des petits
D’habitude, la certitude de foi se fonde sur l’autorité objective des dogmes et de la Tradition vive qui en transporte les énoncés irréformables. La fides quae des contenus de foi, organisée depuis les mystères antérieurs comme la sainte Trinité, l’Incarnation, avant la résurrection pascale et la donation de l’Esprit, s’en vient régler l’authenticité de la fides qua de l’unique sujet-Église et de chaque croyant, sujet actif de la vertu théologale. À Nicée en 325, l’hérésie arienne imposa l’inversion du processus : ce fut le mystère de l’Église qui fut convoqué en concile œcuménique pour conserver la foi authentique, et ce fut donc la fides qua de son consensus apostolique qui sauva le dogme de la filiation divine de Jésus. C’est la foi des petits qui avait commandé à l’Église cette protection du salut eschatologique en Jésus-Christ, contre la supposition monstrueuse d’un dieu menteur ou d’une bible trompeuse.