P. Philippe VALLIN

L’abbé Philippe Vallin, prêtre du diocèse de Nancy né en 1956, est professeur émérite de théologie systématique à l’Université de Strasbourg. En 2009, il fut nommé par le pape Benoît XVI membre de la Commission théologique internationale, et renouvelé en 2014 et 2021.

Dans ce 3e mandat, il a présidé la sous-commission qui a rédigé le document, Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur, 1700e anniversaire du concile œcuménique de Nicée (325-2025), Paris, Salvator, 2025.

 Dernières publications :

  • Le prochain comme tierce personne dans la théologie de la création chez Saint Thomas d'Aquin, Paris, Vrin, 2000.
  • Le corps du Ressuscité pour la grande opération analogique de la foi chrétienne? In E. Falque et V. Holzer (dir.) Analogie et Expérience, Transversalités, n. 162, 2022, p. 127-148.
  • L’Eglise à neuf,  Revue catholique Internationale, n. 291 Janvier - Avril 2024, p. 129.
  • Justice étatique et Justice ecclésiale, Paris, Éd. du Cerf, Coll. "Patrimoines", 2024.

Articles


D’habitude, la certitude de foi se fonde sur l’autorité objective des dogmes et de la Tradition vive qui en transporte les énoncés irréformables. La fides quae des contenus de foi, organisée depuis les mystères antérieurs comme la sainte Trinité, l’Incarnation, avant la résurrection pascale et la donation de l’Esprit, s’en vient régler l’authenticité de la fides qua de l’unique sujet-Église et de chaque croyant, sujet actif de la vertu théologale. À Nicée en 325, l’hérésie arienne imposa l’inversion du processus : ce fut le mystère de l’Église qui fut convoqué en concile œcuménique pour conserver la foi authentique, et ce fut donc la fides qua de son consensus apostolique qui sauva le dogme de la filiation divine de Jésus. C’est la foi des petits qui avait commandé à l’Église cette protection du salut eschatologique en Jésus-Christ, contre la supposition monstrueuse d’un dieu menteur ou d’une bible trompeuse.